vendredi 5 octobre 2012

Prière : Ce n'est plus aux hommes - Voltaire

Ce n'est donc plus aux hommes que je m'adresse : c'est à Toi,
Dieu de tous les êtres, de tous les mondes, de tous temps. 
Toi qui as tout donné, 
Tu ne nous a point donné un coeur pour nous haïr et des mains pour nous égorger.

Fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d'une vie pénible et passagère. 
Que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos faibles corps, 
Entre tous nos langages insuffisants, 
Entre tous nos usages ridicules, 
Entre toutes nos lois imparfaites, 
Entre toutes nos opinions insensées, 
Entre toutes nos conditions si disproportionnées, à nos yeux, si égales devant Toi, 
Que toutes ces petites nuances qui dinstinguent ces atomes appelées hommes 
Ne soient pas des signaux de haine et de persécutions.

Que ceux qui allument des cierges en plein midi pour Te célébrer 
Supportent ceux qui se contentent de la lumière de Ton soleil.

Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères ! 
Qu'ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, 
Comme ils ont en exécration le brigandage.

Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, 
Ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, 
Employons l'instant de notre existence à bénir également, en mille langages divers, depuis le Siam jusqu'à la Californie, 
Ta bonté qui nous a donné cet instant. 
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Prière : Accorde-moi, Seigneur - Jean Harang

Accorde-moi, Seigneur un esprit souple,
Afin que je paraisse faible et sans défense plutôt que de peiner ou de briser.

Accorde-moi un esprit droit,
Afin que je n'interprète jamais en mal la peine que l'on me fait.

Accorde-moi, Seigneur, un coeur humble,
Afin que je ne me raidisse pas devant les critiques.

Accorde-moi un coeur large,
Afin que je supporte les étroitesses d'esprit.

Accorde-moi, Seigneur, une volonté ferme,
Afin que je persévère malgré l'ingratitude.

Accorde-moi surtout de savoir écouter, de savoir deviner, de savoir pardonner,
Afin que mes frères soient moins malheureux !
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lundi 27 août 2012

Texte : Une bonne action - Anonyme


Il s'appelait Fleming, c'était un pauvre fermier écossais.
Un jour, alors qu'il tentait de gagner la vie de sa famille, il entendit un appel au secours provenant d'un marécage proche. Il laissa tomber ses outils, y courut et y trouva un jeune garçon enfoncé jusqu'à la taille dans le marécage, apeuré, criant et cherchant à se libérer. Le fermier sauva le jeune homme de ce qui aurait pu être une mort lente et cruelle.

Le lendemain, un attelage élégant se présenta à la ferme.
Un noble, élégamment vêtu, en sorti et se présenta comme étant le père du garçon que le fermier avait aidé.
- "Je veux vous récompenser", dit le noble, "car vous avez sauvé la vie de mon fils".
- "Non, je ne veux pas de paiement pour cela !", répondit le fermier écossais.

A ce moment, le fils du fermier vint à la porte de la cabane.
- "C'est votre fils ?" demanda le noble.
- "Oui", répondit fièrement le fermier.
- "Permettez-moi alors d'offrir à votre fils la même éducation qu'au mien."
Le fermier accepta.

Le fils du fermier Fleming alla dans les meilleures écoles et fut diplômé de l'Ecole de Médecine de l'Hôpital Sainte Marie de Londres. Il fut connu du monde entier car le Docteur Alexander Fleming avait découvert la pénicilline.

Des années plus tard, le fils du noble qui avait été sauvé du marécage a eu une pneumonie.
Qui lui sauva la vie cette fois ? - La pénicilline !
Comment s'appelait le noble ? - Sir Randolph Churchill.
Son fils sauvé de la pneumonie ? - Sir Winston Churchill.

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Citation : J'ai vu une bête - Proverbe tibétain


Un jour, en marchant dans la montagne, j'ai vu une bête.
En m'approchant, je me suis aperçu que c'était un homme.
En arrivant près de lui, j'ai vu que c'était mon frère !
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Texte : Le prochain - Robert Guelluy


Le prochain est un être concret, réel, c'est avec tous ses défauts que Dieu aime et se fait présent à nous, d'une présence exigeante en même temps que prête à nous enrichir.

On considère autrui comme inconditionnellement aimé de Dieu,
On est attentif à sa dignité de personne humaine,
On reconnait en chacun les dons de Dieu,
On respecte Dieu chez autrui, on y voit autre chose qu'un instrument, même de Dieu...
On respecte en autrui les lenteurs de Dieu, le mystère de ce que Dieu attend précisément de lui,
Respecter en lui le Seigneur, pour ne pas le traiter comme une chose.

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