Texte : Transformer les flèches en fleurs - Thich Nhat Hanh
La violence n'est jamais bien loin. On peut toujours en discerner les germes dans nos pensées, nos propos et nos actions. Nous les retrouverons dans notre esprit, dans nos attitudes, dans notre peur ou notre anxiété, vis-à-vis d'autrui ou de nous-mêmes.
La pensée elle-même peut être violente. Des idées violentes peuvent nous pousser à parler ou à agir violemment. C'est ainsi que la violence de nos esprits se manifeste dans le monde. Les micros conflits qui éclatent quotidiennement dans nos pensées et nos familles sont en relation directe avec ceux qui déchirent les peuples et les nations, dans le monde entier.
La certitude de détenir la vérité, l'intolérance pour tous ceux qui ne partagent pas notre point de vue, ont été à l'origine de bien des maux. Dès que nous nous enfermons dans la certitude que telle idée est une vérité absolue, nous devenons prisonniers de nos propres opinions.
Si nous croyons, par exemple, que le bouddhisme est l'unique voie, nous risquons de générer une certaine violence ou une certaine tendance à l'exclusion contre ceux qui suivent d'autres voies spirituelles. Prisonniers de nos opinions, nous perdons contact avec la réalité. Nos facultés de perception et de compréhension en sont faussées.
S'enfermer dans ses opinions est une dangereuse erreur, qui nous prive de l'occasion de progresser.
Libellés : Certitudes, Texte, Thich Nhat Hanh, Violence

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