jeudi 10 janvier 2013

Texte : L’icône endommagée - Anthony Bloom


A moins de regarder une personne et de voir la beauté en elle,
nous ne pouvons l'aider en rien;
on n'aide pas une personne en isolant ce qui ne va pas chez elle,
ce qui est laid, ce qui est déformé.

Le Christ regardait toutes les personnes qu'il rencontrait,
la prostituée, le voleur, et voyait la beauté cachée en eux.
C'était peut-être une beauté déformée, abîmée,
mais elle était néanmoins beauté,
et il faisait en sorte que cette beauté rejaillisse.

C'est ce que nous devons apprendre à faire envers les autres.
Mais, pour y parvenir, il nous faut avant tout
avoir un cœur pur, des intentions pures, l'esprit ouvert…
- ce qui n'est pas toujours le cas ! -
afin de pouvoir écouter, regarder et voir la beauté cachée.

Chacun de nous est à l'image de Dieu : mais une icône endommagée !
Pourtant, si l'on nous donnait une icône abimée par le temps,
par les événements ou par la haine des hommes,
nous la traiterions avec tendresse, avec révérence, le cœur brisé…
C'est à ce qui reste de sa beauté, et non à ce qui est perdu,
que nous attacherions de l'importance.
Nous devons apprendre à réagir ainsi envers chacun...

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dimanche 4 novembre 2012

Texte : Mes péchés - d'après Robert Guelluy

Mes péchés : ces révoltes immatures d'amour propre contre le père qui me nourrit et me fait vivre !
  • Je retourne contre Dieu tout ce qu'il me donne
  • Je profite de l'amour de Dieu pour refuser cet amour
  • J'utilise l'amour pour produire la haine
  • J'agis contre moi en même temps que j'agis contre Dieu, contrairement à ce que je reçois et à ce que je suis
  • Je cesse d'obéir à moi-même pour obéir à mes instincts et à mes réflexes
Le péché vient en moi car :
  • Je capitule, j'abdique délibérément à ma liberté
  • Je renonce peu à peu à la lumière, par lâcheté quotidienne, par manque de réflexion, par paresse intellectuelle
  • Je choisis ce qui semble moins douloureux à ce qui paraît plus juste
  • Je déforme ma conscience en aménageant mon héroïsme à mon goût, à ce qui sert mes intérêts, en masquant mon besoin de Dieu, en masquant Dieu
  • Là où il faudrait de la clarté, je reste dans l'ombre, j'évite d'y rencontrer Dieu
  • Je préfère choisir ce que je décide plutôt que laisser la grâce opérer en moi
  • Sous prétexte d'idéal et de générosité, je biaise pour éviter le réel
  • Je refuse de me regarder avec les yeux de Dieu en toute conscience de ma lâcheté
  • Je manque du courage d'être pleinement libre
  • Je m'installe et je m'enferme instinctivement dans ma servitude.
  • Pour préserver mon égoïsme, je feins de ne pas deviner l'invitation de Dieu que je discerne, pour ne pas avoir à y répondre. (pourtant, cela équivaut très clairement à un "non" très ferme !)
Cette obstination, de moins en moins consciente au cours du temps, est plus lourde de conséquence que bien des faiblesses. Pourtant, même si je ferme mon âme à Dieu, je ne peux sortir de sa dépendance.

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