jeudi 19 décembre 2013

Cri de pauvre : La mort d'un enfant - Roland Giraud

- Credit Image Creative commons -

J'ai connu la détresse.
Parce qu'un enfant, c'est la chair de sa chair.
Perdre un enfant, c'est le grand malheur par excellence.
Car c'est une chose qui n'est pas naturelle. ...

Les moyens de m'en sortir ? ...
On continue à vivre, à travailler.
On peut vivre blessé !
Même si, dans mon cas, beaucoup de gens
se sont mis à changer de trottoir.
De très bons copains m'évitaient,
et m'évitent encore,
parce qu'ils ne savent pas quoi dire.

Que dire au copain qui change de trottoir
neuf ans après la mort de Géraldine ?
j'ai envie de lui dire :
"si cela t'était arrivé à toi, je t'aurais appelé."
Je ne vois pas pourquoi on s'appelle
quand ça va bien, et pas quand ça va mal.
Quand ça allait bien, j'avais des dizaines de copains.

La compassion, c'est demander à l'autre :
"Y a-t-il quelque chose que je peux faire pour toi ?"
Oui, je pense que l'on doit partager la peine.
Cela fait partie de l'amour d'autrui.

- Lu dans le mensuel "Panorama" -

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mercredi 11 décembre 2013

Prière : Dieu seul peut... - Guy Gilbert


Vagues d'émeraude
- Photo "Vague d'émeraude" de vtara

Dieu seul peut créer,
mais tu peux valoriser ce qu'il a créé,
Dieu seul peut donner la vie,
mais tu peux la transmettre et la respecter.
Dieu seul peut donner la santé,
mais tu peux orienter, guider, soigner.
Dieu seul peut donner la Foi,
mais tu peux donner ton témoignage.
Dieu seul peut infuser l'Espérance,
mais tu peux rendre la confiance à ton frère.
Dieu seul peut donner l'Amour,
mais toi tu peux apprendre à l'autre à aimer.
Dieu seul peut donner la joie,
mais tu peux sourire à tous.

Dieu seul peut donner la force,
mais toi tu peux soutenir un découragé.
Dieu seul est le chemin,
mais tu peux l'indiquer aux autres.
Dieu seul est la lumière,
mais tu peux la faire briller aux yeux des autres.
Dieu seul est la vie,
mais tu peux rendre aux autres le désir de vivre.
Dieu seul peut faire des miracles,
mais tu peux être celui qui apporte les cinq pains
et les deux poissons.
Dieu seul pourra faire ce qui paraît impossible,
mais tu pourras faire le possible.
Dieu seul se suffit à lui même
mais il a préféré compter sur toi !

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mardi 29 octobre 2013

Texte : Si tu veux éviter - François d'Assise

Si tu veux éviter la peur,
donne-toi à l’amour.
Si tu veux éviter l’ignorance,
recherche la sagesse.
Si tu veux éviter la colère,
cultive la patience.
Si tu veux éviter le trouble,
sois humble.
Si tu veux éviter le désir de posséder,
laisse-toi appauvrir.
Si tu veux éviter l’avarice,
sois joyeux.
Si tu veux éviter les préoccupations mauvaises,
cherche la paix intérieure.
Si tu veux éviter l’errance de l’esprit,
aime la méditation.
Si tu veux éviter la dureté du cœur,
découvre la miséricorde.

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lundi 14 octobre 2013

Texte : Moins penser à moi - Jean Rodhain

J'ai trouvé la joie du jour où j'ai moins pensé à moi.
Mes soucis sont mon huis-clos.
Je tourne en rond dans la prison de mes ennuis personnels.
Une visite par semaine à un jeune handicapé physique
Une visite par mois à la prison...

J'apprends le courage des autres.
Ils ont ouvert des fenêtres dans mes mesquines murailles.
Le soleil est entré !


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vendredi 9 août 2013

Texte : Le cocon du papillon - Anonyme

Papillon
- Photo "Papillon" de Kermitfrog -

Un jour, apparut un petit trou dans un cocon.
Un homme, qui passait par hasard, s’arrêta des heures
à observer le papillon, qui s’efforçait de sortir par ce tout petit trou.

Après un long moment, le papillon semblait avoir abandonné,
et le trou était toujours aussi petit.

Alors l’homme décida d’aider le papillon :
il prit un canif et ouvrit le cocon.
Le papillon sortit aussitôt.
Mais son corps était maigre et engourdi ;
ses ailes étaient peu développées et bougeaient à peine.

L’homme continua à observer,
pensant que, d’un moment à l’autre les ailes du papillon s’ouvriraient
et seraient capables de supporter son corps pour qu’il prenne son envol.

Il n’en fut rien !
Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre
avec son maigre corps et ses ailes rabougries.
Jamais il ne put voler.

Ce que l’homme,
avec son geste de gentillesse et son intention d’aider ne comprenait pas,
c’est que le passage par le trou étroit du cocon
était l’effort nécessaire pour que le papillon puisse transmettre le liquide de son corps
à ses ailes de manière à pouvoir voler.
C’était le moule à travers lequel la vie le faisait passer pour grandir et se développer.

Plusieurs leçons sont à tirer de cette histoire :
Pour le jeune homme plein de compassion irréfléchie…
Pour la patience souvent indispensable à certaines maturations de la vie…
Pour l’effort nécessaire à l’épanouissement de la vie…
Pour… (à vous de continuer…)


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vendredi 3 mai 2013

Cri de pauvre : Si tu prends soin de moi - Hubert Renard

Si tu espères en moi, même quand je doute,
Si pour m’accompagner, tu modifies ta route,
Si tu comprends sans mot mes peurs et mes soucis,
Si le geste convient et aussi la tendresse,
Si, avec moi, silencieusement, tu pries,
Le soleil de ta présence
Réchauffera mon corps endolori.

Comme le grain de blé tombé en terre
Devient herbe nouvelle au sortir de l’hiver,
Je comprendrai alors, qu’avec moi, tu choisis la vie.



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samedi 12 janvier 2013

Conte : Les yeux de l'âme - Anonyme


Deux hommes, tous les deux gravement malades, occupaient ma même chambre d'hôpital. L'un d'eux devait s'asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi, afin de mieux respirer. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L'autre devait passer ses journées couché sur le dos.

Les deux compagnons d'infortune se parlaient pendant les heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits où ils avaient été en vacances. Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il voyait dehors. L'homme dans l'autre lit commença à vivre pour ces périodes d'une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur :

De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cigognes jouaient sur l'eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux modèles réduits. Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l'arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin, la ville se dessiner. Pendant que l'homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l'homme de l'autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque. Lors d'un bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par-là. Bien que l'autre n'ait pu entendre l'orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante.

Les jours et les semaines passèrent. Un matin, l'infirmière trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Dès qu'il sentit que le temps était approprié, l'autre demanda s'il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L'infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s'assura de son confort, puis le laissa seul.

Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s'appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d'œil dehors : enfin, Il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit. Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Or, ce qu'il vit, fut un mur !

L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé, lui avait dépeint une toute autre réalité. L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et ne pouvait pas voir le mur. "Peut être a-t-il seulement voulu vous encourager", commenta-t-elle !

Épilogue : il y a un bonheur extraordinaire à rendre d'autres heureux, en dépit de nos propres épreuves. La peine partagée réduit de moitié la douleur, mais le bonheur, une fois partagé, s'en trouve doublé.

parc fleuri
- Parc fleuri, par romyna2304 -


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jeudi 10 janvier 2013

Texte : L’icône endommagée - Anthony Bloom


A moins de regarder une personne et de voir la beauté en elle,
nous ne pouvons l'aider en rien;
on n'aide pas une personne en isolant ce qui ne va pas chez elle,
ce qui est laid, ce qui est déformé.

Le Christ regardait toutes les personnes qu'il rencontrait,
la prostituée, le voleur, et voyait la beauté cachée en eux.
C'était peut-être une beauté déformée, abîmée,
mais elle était néanmoins beauté,
et il faisait en sorte que cette beauté rejaillisse.

C'est ce que nous devons apprendre à faire envers les autres.
Mais, pour y parvenir, il nous faut avant tout
avoir un cœur pur, des intentions pures, l'esprit ouvert…
- ce qui n'est pas toujours le cas ! -
afin de pouvoir écouter, regarder et voir la beauté cachée.

Chacun de nous est à l'image de Dieu : mais une icône endommagée !
Pourtant, si l'on nous donnait une icône abimée par le temps,
par les événements ou par la haine des hommes,
nous la traiterions avec tendresse, avec révérence, le cœur brisé…
C'est à ce qui reste de sa beauté, et non à ce qui est perdu,
que nous attacherions de l'importance.
Nous devons apprendre à réagir ainsi envers chacun...

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mardi 8 janvier 2013

Citation : Compassion – Mère Teresa


Ne cherchez pas des actions spectaculaires. Ce qui est important, c'est que vous donniez de vous-même. Ce qui compte, c'est le degré de compassion que vous mettez dans vos gestes.
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lundi 7 janvier 2013

Prière : Prière du soignant - Mère Teresa


Mon Dieu, puissé-je te voir aujourd'hui et chaque jour
Dans la personne de tes malades
Et te servir en les soignant.

Si tu te caches
Sous la déplaisante figure du coléreux,
Du mécontent, de l'arrogant,
Puissé-je encore te reconnaître et dire :
Jésus, mon patient, comme il est doux de te servir…

Ô Dieu, puisque tu es Jésus, mon patient,
Daigne aussi être pour moi un Jésus de patience,
Indulgent à mes fautes,
En tenant compte de l'intention,
Car elle est de t'aimer et te servir
Dans la personne de chacun de tes malades.

Seigneur, augmente ma foi,
Bénis mes efforts et ma tâche
Maintenant et à jamais.


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samedi 24 novembre 2012

Prière : Tu as mes mains - Henri Boulard


Seigneur, tu n'es plus parmi nous
avec ton corps de chair et de sang,
mais tu veux que je sois ta présence
pour mes frères et soeurs d'aujourd'hui.

Tu n'a plus de mains, mais tu as mes mains,
pour porter secours au malade,
caresser le visage du vieillard.

Tu n'a plus tes yeux, mais tu as mes yeux
pour regarder celui que personne ne voit,
lui faire sentir qu'il existe.

Tu as ma bouche et mon sourire,
pour réveiller le goût de vivre
chez tous ceux qui l'ont perdu.

Chacun de mes actes, Seigneur,
peut devenir un sacrement,
si c'est ton Esprit qui l'inspire,
si c'est ta présence qui l'anime.

Donne-moi de découvrir la dimension divine et sacrée
de ma vie, de mes rencontres, de mes activités,
pour qu'elles acquièrent un sens ultime,
un goût d'éternité.

Que mon action soit ton action,
mon engagement, ton engagement.
Donne-moi, par dessus tout, la force d'aimer
toujours mieux, toujours davantage. Amen.


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dimanche 18 novembre 2012

Prière : Quand je suis affamé - Mère Teresa


Seigneur, quand je suis affamé, 
Donne moi quelqu'un qui ait besoin de nourriture. 
Quand j'ai soif, 
Envoie-moi quelqu'un qui ait besoin d'eau. 
Quand j'ai froid, 
Envoie-moi quelqu'un à réchauffer. 
Quand je suis blessé, 
Donne-moi quelqu'un à consoler. 


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vendredi 16 novembre 2012

Prière : Te voir en eux - Mère Teresa


Seigneur, accorde-moi aujourd'hui cette grâce :
regarder la face ensoleillée de chacun de ceux avec qui je vis.
Il m'est parfois si difficile, Seigneur,
de dépasser les défauts qui m'irritent en eux.

Aide-moi, Seigneur, à regarder ta face ensoleillée,
même devant les pires événements :
ils peuvent être source d'un bien qui m'est encore caché.

Accorde-moi, Seigneur, la grâce de ne travailler
que pour le bien, le beau et le vrai,
de chercher, sans me lasser, dans chaque homme
l'étincelle que Tu y as déposée en le créant à Ton image.

Donne-moi à toute heure de ce jour
d'offrir un visage joyeux
et un sourire à chaque homme, ton Fils et mon frère.

Donne-moi un cœur trop large pour ruminer mes peines,
Trop noble pour garder rancune,
Trop fort pour trembler,
Trop ouvert pour le refermer à qui que ce soit.


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mardi 28 août 2012

Texte : Le don de soi - Dalaï Lama


Lorsque nous donnons, nous répondons aux besoins des plus défavorisés ; ce faisant, nous contribuons à diminuer leurs souffrances, autant qu'il nous est possible. Leur mieux-être nous procure un sentiment de satisfaction et une joie immense. Et c'est cette joie qui, en générant paix et sérénité, participe à nous rendre et à les rendre plus heureux. Notre bonheur est étroitement associé à celui des autres.

Imaginez, éprouvez, visualisez ce que représente une personne qui souffre. Analysez les raisons de sa souffrance. Essayez d'établir un lien avec cette personne. Comprenez que ses capacités à souffrir sont semblables aux vôtres. Que son désir de se libérer de cette émotion est identique au vôtre. Des lors vous choisirez de l'aider, vous en aurez envie, afin qu'elle ne subisse plus cette détresse. La compassion et l'amour qui résulte de cette décision se déploieront alors dans votre esprit. Vous pourrez ensuite les vivre dans vos vies quotidiennes.

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Texte : Compassion d'enfant - Anonyme


Un vieux monsieur, voisin d'un petit garçon de 5 ans, venait de perdre sa femme.
Lorsque le garçonnet vit le vieil homme pleurer dans la cour, il s'approcha de lui, s'assit sur ses genoux et resta là sans bouger.
Lorsque sa mère demanda à son fils ce qu'il avait dit au voisin pour le consoler, l'enfant répondit : " Rien, je l'ai seulement aidé à pleurer."

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Texte : Avec les doigts du cœur - Robert Riber


Quand la souffrance touche le corps,
C'est le cœur qui est le plus touché.
Quand la douleur blesse le corps,
C'est le cœur qui est le plus blessé.
Quand la lèpre défigure un corps,
C'est toujours le corps qui est défiguré.

Aujourd'hui, sur nos routes d'hommes,
Ils sont légion les lépreux du monde.
Mais, il suffit de si peu de chose,
Rien ou presque rien, tu sais...

Si tu veux relever ton frère,
Touche-le avec les doigts du cœur
Et son visage s'illuminera.
Touche-le avec les mots du cœur,
Même s'il est abattu.
Tu verras, il se lèvera.

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