lundi 28 janvier 2013

Texte : Accepter la situation - Jean Klein

Great Ouse
- "Great Ouse" de Rob Felton -   Accepter aussi l'hiver...

En acceptant une situation nous sommes complètement libres. 
Accepter se manifeste dans notre être. 
En acceptant une situation, 
nous acceptons la situation dans notre totalité. 
Accepter ne relève pas de la pensée, 
je dirais que c’est au-delà de la pensée, 
parce que la pensée ne peut jamais accepter. 
En acceptant, 
ce n’est pas sur la situation que nous mettons l’accent, 
c’est sur l’acceptation elle même. 


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mardi 8 janvier 2013

Texte : L'union fait la force - Conte populaire

Il y avait une fois, il y a bien longtemps de cela, dans un petit village, un atelier de menuisier. Un jour que le maître était absent, les outils se réunirent en grand conseil. Les discussions allaient bon train car certains outils n'étaient pas du tout appréciés.
  • L'un prit la parole : "Excluons la scie : elle mord et elle grince des dents, elle a le caractère le plus grincheux du monde !" 
  • Un autre dit : "Nous ne pouvons conserver le rabot qui a le caractère le plus tranchant : il épluche tout ce qu'il touche !" 
  • "Quant au marteau dit un autre, je lui trouve le caractère assommant ; il est tapageur, il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le aussi !" 
  • "Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens qui ont le caractère aussi pointu ? Qu'ils s'en aillent !" 
  • "Et que la lime et le râpe partent aussi, car vivre avec elles ce n'et que frottement perpétuel..."

Ainsi discouraient, en tumulte, les outils du menuisier. Tout le monde parlait à la fois. C'était une vraie cacophonie !

À côté de ce bruyant atelier, il en existait un autre, tout à fait différent. C'était celui de madame Catherine. Tout y était bien organisé. Il y avait là, des rouleaux de tissus multicolores, des ciseaux finement aiguisés, des aiguilles bien pointues, des bobines de fil alignées dans leurs boîtes, des pelotes de laine serrées les unes contre les autres Des dés argentés, des crochets de toutes tailles...

Et tout ce petit monde s'activait en devisant gaiement. Une vraie ruche quoi ! Et pas question de se dénigrer ; Chacun connaissait son rôle. Les ciseaux coupaient les tissus, les petites aiguilles cousaient, leurs grandes sœurs tricotaient, les dés protégeaient les doigts, les crochets dévidaient leurs mailles. Et de magnifiques réalisations s'entassaient...

Et voilà que Madame Catherine décida de rendre visite à son voisin Célestin qui venait de rentrer dans son atelier. A l'approche du menuisier tous les outils se turent... Célestin saisit alors une planche et la scia avec la scie qui grince, la rabota avec un rabot au ton tranchant. Le ciseau qui blesse la râpe rude, entrèrent en action. Céleston prit aussi les clous au caractère pointu et le marteau qui cogne. Il se servit de tous ses outils au méchant caractère pour fabriquer un magnifique berceau.

Catherine s'approcha doucement, disposa dans le petit lit un drap finement brodé, un moelleux oreiller, une douillette couverture une douce brassière... Pour accueillir l'enfant à naître... Pour accueillir la vie... Pour accueillir la paix !


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mardi 4 décembre 2012

Citation : Préjugé – Albert Einstein


Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé.
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dimanche 4 novembre 2012

Texte : Un parti pris d'optimisme - J. Planchais

Il y a des trains qui arrivent à l'heure.
Il y a des écoliers heureux, des étudiants aussi.
Il y a des gens qui travaillent avec plaisir - ceux qui ont du travail.
Il y a des chercheurs qui trouvent.
Il y a des gens des villes qui aiment les vacances en Bretagne.
Il y a des paysans qui joignent les deux bouts, et des commerçants qui gardent le sourire.
Il y a des fonctionnaires dévoués au bien public et des bénévoles qui emploient leur temps libre à l'entraide.
Il y a des gendarmes paisibles et des agents de police courtois.
Il y a des militaires pacifiques et des soldats qui ne s'ennuient pas.
Il y a des entreprises qui marche.
Il y a des comédies qui finissent bien, des films qui ne sont pas noirs et des romans qui ne pousse pas au suicide.
Et il y a du soleil de temps en temps.

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