mercredi 9 octobre 2013

Citation : Les biens matériels - Saint Exupéry


En travaillant pour les seuls biens matériels,
nous bâtissons nous-mêmes notre prison.
Nous nous enfermons solitaires
 avec notre monnaie de cendre
 qui ne procure rien qui vaille.
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mardi 3 septembre 2013

Texte : Attrape-singe - Carole Braéckman

Savez-vous comment l’on attrape les singes dans certains endroits d’Inde ?
On prend un récipient à l’embouchure étroite,
que l’on remplit de noix et d’autres aliments favoris des singes ;
on pose ce vase sur le sol.

Un singe arrive pour prendre les noix.
Il passe la main dans le récipient et empoigne une grosse quantité de noix.
Une fois la main pleine, il ne peut plus la sortir du pot dont l’encolure est étroite.
Cela lui serait facile de s’échapper en lâchant son butin,
mais il est trop bête pour l’abandonner et il est ainsi fait prisonnier.

En s’accrochant à quelques noix,
le malheureux singe perd la forêt toute entière pleine d’arbres magnifiques,
le vaste espace où il pouvait évoluer en toute liberté, jouer et profiter de la vie à volonté.
Il a perdu l’abondance de fruits frais et délicieux qui poussaient dans la forêt,
uniquement pour sauvegarder quelques noix.
Il a tout perdu.

A beaucoup d’égards, les humains se conduisent de la même façon.
Une personne crie à l’aide : "Délivrez-moi ! Je veux la liberté !".
Mais qui l’a emprisonnée ? Qu’est-ce qui la retient attachée ?
Rien, ni personne...
Il lui suffit de lâcher les quelques noix auxquelles elle s’accroche...
Elle sera libre pour toujours.
Le monde entier sera à elle.

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jeudi 7 mars 2013

Texte : Petite leçon d’esclavagisme - Anonyme


Conseil à un futur tyran :

Un moyen infaillible pour rendre les hommes esclaves et leur faire faire tout ce que vous voulez, c’est de voler leur temps, à tout propos, en toutes circonstances, par tous les moyens. Ils n'auront ainsi plus assez de calme et de silence pour réfléchir, méditer, prier, et être en harmonie avec la nature et le Divin.

Il vous suffit de les distraire, les empêcher de penser à Lui qui les sauve chaque jour par cette relation si vitale pour eux ! Poussez-les à dépenser, dépenser, dépenser... Emprunter, emprunter, emprunter...
Persuadez-les femmes et leur mari d'aller travailler plus et encore plus, pour entretenir leurs envies insatiables de biens matériels nouveaux.

Inventez des scandales pour occuper leurs esprits.
Inondez leur esprit de bruits et d'images !
Faites-leurs acheter des tas de gadgets électroniques.
Poussez-les à écouter la radio ou les CD en voiture.
Quand ils conduisent, qu'il y ait plein de panneaux publicitaires le long des routes.
Inondez les boîtes aux lettres de courriers inutiles, de catalogues, de concours de toutes sortes, de lettres promotionnelles offrant produits gratuits et faux espoirs.
Cela va titiller en eux encore plus de nouvelles envies...

Veuillez à ce que chaque magasin et restaurant dans le monde joue de la musique excitante, sans interruption, cela va garder leur esprit occupé à des choses futiles, remplir leur caddie de choses inutiles, leur cœur d'indifférence et casser leur union avec Dieu.

Empêchez-les de passer du temps avec leurs enfants et leurs familles, ainsi, ils ne parleront que de travail à la maison. Stimulez de plus en plus leur esprit au point qu'ils ne puissent plus entendre le doux murmure du Saint-Esprit.

Dites-leur de mettre des ordinateurs partout, la télé dans les chambres et pendant les repas, qu'ils les laissent toujours allumés dans la maison : l'harmonie familiale disparaîtra puisqu'ils ne discuteront plus ensemble. Couvrez leurs tables basses de magazines et de journaux pour qu'ils soient constamment envahis des nouvelles du monde ; et en même temps, suscitez les journalistes de toujours choisir des mauvaises nouvelles surtout les plus spectaculaires, pour que la sinistrose gagne progressivement le pays. Ainsi, rassurés par leur petit confort, ils auront l'impression d'avoir beaucoup de chance, donc d'être les plus heureux du monde.

Affichez constamment de magnifiques mannequins à la "une" des magazines - les plus maigres possible - pour que les hommes croient que cette sorte de beauté - inaccessible sans risquer sa santé - est plus importante que la beauté intérieure : ils dédaigneront ainsi leurs femmes et les familles seront rapidement brisées.

Durant les jours de détente, poussez-les à être hyperactifs pour leur supprimer la paix, le repos et l'harmonie nécessaire avant la reprise du lundi. Remplacez la prière du dimanche par des occupations prenantes. Qu'ils dédaignent la nature qui parle si bien des merveilles de Dieu : ils perdront l'occasion d’admirer les beautés naturelles. Envoyez-les plutôt s'étourdir dans des parcs d'attractions, s'exciter sur des évènements sportifs, s'abrutir de décibels en se trémoussant, s'enfermer au cinéma... Que le sport ou le travail deviennent plus importants que leur famille ou leur foi.

Gardez-les occupés, occupés, occupés, toujours et encore plus...  Et quand ils se arrivent à se retrouver lors de rencontres spirituelles, entraînez-les aux commérages, aux bavardages, pour troubler leurs esprits et gâcher la prière qui le rebrancherait si vite à Dieu.

Allez-y, laissez-les aussi s'engager dans du bénévolat, mais remplissez leur vie d'une quantité d'actions pour qu'ils se pensent très généreux : ils n'auront plus ni l'humilité ni le temps pour demander la force venant du Christ. Très bientôt, ils épuiseront leurs maigres forces propres, sacrifiant leur santé et leur famille pour leurs bonnes œuvres. L'orgueil les étouffera et les éloignera définitivement de Dieu ! Croyez-moi, cela marche pratiquement toujours...

Si vous avez d'autres idées pour voler leur temps, allez-y ! Ainsi, le monde ira de plus en plus mal puisque les hommes seront bien trop occupés pour recevoir leur énergie créatrice, celle qui provient de leur relation à Dieu.

C’est ainsi que vous pourrez les asservir allègrement, sans qu'ils s’en rendent compte, vous leur ferez faire tout ce que vous voudrez, et en plus, ils vous remercieront !


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lundi 26 novembre 2012

Texte : Je ne fais que passer - Parabole juive


Un rabbin vénéré de ses disciples vivait très sobrement dans un logement des plus rudimentaires. 
Vint lui rendre visite un bourgeois cossu de la ville voisine, qui s'étonna à haute voix de voir le rabbin logé dans une pièce meublée en tout et pour tout d'une table, d'un tabouret et d'une paillasse : 
"Mais où sont donc vos meubles ? lui demande-t-il tout surpris. 
- Et où sont les vôtres ? répond le rabbin. 
- Voyons, je suis seulement en visite, je ne fais que passer ! 
- Et moi aussi", de répondre paisiblement le rabbin en le fixant de ses yeux souriants. 


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mardi 28 août 2012

Texte : Les choses - Bouddha

Le Bouddha disait :
On ne possède pas les choses :
On les tient seulement un instant entre les mains.
Dès qu'on veut les posséder, elles nous possèdent.

Quand on veut s'approprier les choses, on les gâche.
Quand on les libère, on en est maître pour toujours.
Si tu veux être heureux, ne t'attache pas aux choses.
Alors, tu les posséderas.

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