lundi 30 décembre 2013

Texte : L’automobiliste – Gustave Thibon

Country roads
- Photo "Country Roads" de Claudine Booth

On se croise,
on se suit,
on se dépasse,
on ne se rencontre pas
sauf sous la forme brutale de la collision...
Et l'aimable coup de chapeau
fait place au furieux coup de klaxon.
Ce chauffeur qui, sur une route sinueuse,
roule trop lentement devant nous,
ce n'est plus notre prochain
mais un obstacle ambulant,
une cause d'embouteillage,
un mangeur de moyenne, etc.
Tout sauf un être humain
auquel on concède le droit d'admirer le paysage...


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dimanche 8 décembre 2013

Texte : Vous devez nous respecter - Nelson Mandela

Nelson Mandela


Vous devez nous respecter, nous,
que vous voulez écarter et dominer.
Ce faisant, vous trouverez vous-même
ce que vous avez de plus riche enfoui en vous
et que malheureusement vous ignorez encore :
votre dignité qui vous permettra de reconnaître la nôtre…

Vous pouvez nous frapper, nous pourchasser,
nous mépriser, nous emprisonner et même nous tuer.
Mais vous ne pouvez pas assassiner
notre dignité d'hommes et de femmes libres.
Nous savons d'ailleurs que votre recours à la force
démontre votre faiblesse, révèle vos failles humaines.
Nous ne vous en voulons pas,
nous voulons simplement que vous aussi,
vous découvriez le chemin de crête de la montée humaine
qui élève tous les hommes et toutes les femmes du monde,
quelles que soient leur couleur, leur croyance
et même quelles que soient leurs erreurs….

Nous sommes tous frères,
marchant vers les mêmes fins,
par-delà nos vies,
par-delà notre mort.
______________
- Lu dans « Ouest France » -
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samedi 28 septembre 2013

Texte : S'aimer pour de vrai - Kim et Alison Mc Millen

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd'hui, j’ai découvert … l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd'hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

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jeudi 25 avril 2013

Texte : Le respect - Eric Janssens

La loi n’est rien d’autre que le respect.
Celui-ci ne fonctionne que dans la réciprocité.
Il fonde le contrat social
Et rend possible la vie ensemble.
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dimanche 4 novembre 2012

Texte : Respecter l'autre - Soeur Emmanuelle

Quel que soit le continent, le désir le plus impérieux d'un pauvre, c'est d'être respecté. Nous touchons ici la condition essentielle de toute action humanitaire : témoigner à tout être humain un égal respect. Ce respect exige la prise en considération de la pensée de l'autre. En aucun cas il ne faut imposer la nôtre.

Chaque être humain a sa valeur, quel que soit son niveau social, intellectuel, financier, sa couleur de peau, son âge, l'état plus ou moins catastrophique où il se trouve. Chacun est un frère, une sœur en humanité. Qu'il soit alcoolique, drogué, sidéen, détenu, il a droit à des égards. Il a même le droit de refuser ce qui nous paraît, à nous, être son bien. Nous n'avons pas à faire pression sur lui. En insistant, nous risquons de briser le dernier fil qui le retient à l'existence : sa liberté de choix.

Moi qui suis toujours pressée, prête à pousser les choses et les gens pour avancer rapidement, j'ai appris que le pauvre me demande surtout de ne pas vouloir pour lui, mais de vouloir avec lui. Mis alors en confiance, il est content d'échanger des idées et, au fil des jours, il évoluera de lui-même vers quelque solution possible. Une attitude contraire risque d'en faire un assisté. Aimer l'homme blessé par la vie, ce n'est pas en faire un mendiant assisté, mais un être libre qui réalise ses propres aspirations et gagne sa vie par son travail.

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