dimanche 8 décembre 2013

Texte : Vous devez nous respecter - Nelson Mandela

Nelson Mandela


Vous devez nous respecter, nous,
que vous voulez écarter et dominer.
Ce faisant, vous trouverez vous-même
ce que vous avez de plus riche enfoui en vous
et que malheureusement vous ignorez encore :
votre dignité qui vous permettra de reconnaître la nôtre…

Vous pouvez nous frapper, nous pourchasser,
nous mépriser, nous emprisonner et même nous tuer.
Mais vous ne pouvez pas assassiner
notre dignité d'hommes et de femmes libres.
Nous savons d'ailleurs que votre recours à la force
démontre votre faiblesse, révèle vos failles humaines.
Nous ne vous en voulons pas,
nous voulons simplement que vous aussi,
vous découvriez le chemin de crête de la montée humaine
qui élève tous les hommes et toutes les femmes du monde,
quelles que soient leur couleur, leur croyance
et même quelles que soient leurs erreurs….

Nous sommes tous frères,
marchant vers les mêmes fins,
par-delà nos vies,
par-delà notre mort.
______________
- Lu dans « Ouest France » -
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vendredi 29 novembre 2013

Texte : Non à une économie de l'exclusion - Pape François

De même que le commandement
de “ne pas tuer”
pose une limite claire
pour assurer la valeur de la vie humaine,
aujourd'hui, nous devons dire
“non à une économie de l’exclusion
et de la disparité sociale”.
Une telle économie tue.

Il n’est pas possible que
le fait qu’une personne âgée
réduite à vivre dans la rue et meure de froid,
ne soit pas une nouvelle,
tandis que la baisse de deux points en bourse
en soit une.
Voilà l’exclusion.

On ne peut plus tolérer
le fait que la nourriture se jette,
quand il y a des personnes
qui souffrent de la faim.
C’est la disparité sociale.

Aujourd'hui, tout entre dans le jeu
de la compétitivité et de la loi du plus fort,
où le puissant mange le plus faible.
Comme conséquence de cette situation,
de grandes masses de population
se voient exclues et marginalisées :
sans travail, sans perspectives,
sans voies de sortie.

On considère l’être humain en lui-même
comme un bien de consommation,
qu’on peut utiliser et ensuite jeter.
Nous avons mis en route la culture du “déchet”
qui est même promue.

Il ne s’agit plus simplement
du phénomène de l’exploitation et de l’oppression,
mais de quelque chose de nouveau :
avec, l’exclusion reste touchée, dans sa racine même,
l’appartenance à la société dans laquelle on vit,
du moment qu’en elle
on ne se situe plus dans les bas-fonds,
dans la périphérie, ou sans pouvoir,
mais on est dehors.

Les exclus ne sont plus [considérés comme] des ‘exploités’,
mais [comme] des déchets, ‘des restes’.
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- Extrait de la nouvelle encyclique "Evangelii Gaudium" -
  Pour la lire au complet, cliquer ici.

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mercredi 3 juillet 2013

Citation : Perdre sa dignité - Aymeric de Boüard

Quand on n'a plus de dignité, 
c'est toujours à cause du jugement des autres.
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dimanche 16 juin 2013

Texte : Heureuse faiblesse - Jean Vanier

Qu’on soit enfant ou vieillard,
la faiblesse n’est bienheureuse que si l’on est aimé.
Sinon, c’est l’enfer.
Il faut que le vieillard soit aimé pour ce qu’il est,
non pour ce qu’il fait,
par quelqu’un qui lui dise :
« Je t’aime comme tu es. »

La question de savoir si je suis aimable est très profonde.
Au fond, vous vous demandez toujours secrètement :
« Est ce qu’il y a des gens qui s’intéressent
non pas à ce que je fais,
mais à ce que je suis vraiment ? »

Et vous avez besoin d’une vraie rencontre,
dans une pauvreté
qui ne cherche aucun pouvoir.

- interview de La Vie (www.lavie.fr)- 

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jeudi 4 avril 2013

Vidéo 4 mn - Parole de SDF - Johnny Cashoula


- Publié par "Les enfants de Don Quichotte" -


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samedi 30 mars 2013

Texte : Vivre pleinement la réalité - Jean Vanier


Être sage, c’est aimer la réalité, l’accueillir et la comprendre.
Nous sommes tous pleins de fragilités, de violences.
Nous sommes tous faits pour vivre, nous affaiblir, mourir.
Nous voudrions l’oublier, mais la vérité est là.
Or, nous vivons dans la tyrannie de la normalité.
Pourtant, ce dont nous avons le plus besoin,
ce n’est pas d’être normal, c’est d’être aimé !

Dès l’enfance, nous sommes engagés dans une course
pour être plus performant que les autres
au risque de nier notre humanité.
La sagesse est de prendre conscience que chaque être est beau.
Aimer quelqu'un, c’est lui révéler la beauté qui est en lui.
Quand on est humilié, parce qu’on est différent,
on a d’abord besoin d’une présence vraie à ses côtés,
c’est-à-dire de quelqu'un qui sait écouter avec un cœur humain.

- Interview de Patricia Boyer de Latour pour Madame Figaro - 



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vendredi 22 mars 2013

Cri de pauvre : Regard - Bernard Jährling


regard
- Photo "Regard" de Francine2007 - 


On est comme ça, nous :
quelqu'un qui te regarde,
tout de suite, tu te sens rejeté.
Tu sens leurs yeux sur toi.
Tu rentres dans un lieu,
tu vois les gens qui se retournent,
curieux, froids, méprisants...
Leur tête qui se détourne
quand tes yeux croisent les leurs.
Tu te sens un sac-poubelle
déchiré et puant.

- Extrait de "Pierre d'homme" -


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dimanche 17 mars 2013

Prière : Étoiles - Albert Hari et Charles Singer


Tu me dis, Seigneur :
"Donne à chacun le droit au pain et au respect,
et tu seras une étoile de partage !"

Tu me dis, Seigneur :
"Comble les ravins de haine et de jalousie qui séparent les vivants,
et tu seras une étoile de pardon !"

Tu me dis, Seigneur :
"Annonce que tout vivant, de n'importe quel pays,
de n'importe quel péché, de n'importe quelle intelligence,
de n'importe quel travail, de n'importe quelle religion,
est l'enfant précieux de Dieu, de la même famille que toi,
et tu seras une étoile d'accueil !"

Fais de nous des étoiles, Seigneur,
des étoiles si brillantes dans le noir de la terre
Qu'on y trouve ton sourire d'amour
éclairant tous les habitants de la terre !


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lundi 11 mars 2013

Texte : Relever l'opprimé - Michel Scouarnec


Si tu détruis ce qui opprime l'homme, 
Si tu relèves ton frère humilié, 
La nuit de ton combat sera lumière de midi. 
Alors de ton pas, 
Pourra naître une danse, 
La danse qui invente la terre de demain.


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jeudi 31 janvier 2013

Texte : Les talents - François Plouidy

Faisons une lecture un peu particulière de cette parole des "talents" : pensons aux personnes en difficulté que nous rencontrons et que nous accompagnons au Secours Catholique.

Les trois serviteurs de la parabole ont reçu des talents : un véritable trésor. Ces talents - du temps de Jésus, c'était une grosse somme d'argent - sont le symbole des capacités, des dons, des richesses intérieures que chaque personne a reçu. Chacun des trois serviteurs a reçu des talents ; certes les deux premiers plus que le troisième, mais le maître n'a oublié personne dans la distribution !

Nous avons tous reçu des possibilités, des capacités différentes. Comment, dès lors, peut-on dire à quelqu'un : " Tu n'es pas capable ; Tu n'arriveras jamais à rien !" C'est le mépriser lui et les richesses qu’il a reçues ! Comment ne pas lui donner l'occasion de parler, de partager ce qu'il vit ?

Reconnaissons nos talents, sans fausse humilité, sans nous enorgueillir. Ce sont autant de cadeaux de Dieu. Saint Paul dit : "Qu'as-tu, que tu n'aies reçu ? Et si tu l'as reçu, pourquoi t'en glorifier ?"
Toute personne possède des richesses intérieures à révéler. La tentation est grande de regarder avec condescendance les personnes en situation difficile, les jugeant d'après les apparences, les plaignant... Avec raison, ces personnes peuvent alors nous dire : "Nous aussi, on a des richesses, même si on n'a pas d'argent !"

Bien sûr, il n'est nullement question de tout idéaliser, mais lorsqu'on les regarde avec les yeux du cœur, on découvre parfois leurs qualités : leur sens du partage, leur courage ; et tant d'autres valeurs… mêlées à des vides terribles. C'est pourquoi il est bon de donner place et parole, dans des groupes, aux personnes souffrant de solitude et éprouvant un réel désir d'échanger, de soulager leur cœur, leur chagrin. C'est tellement bon et réconfortant de se mélanger aux autres…

Dans la parabole, le troisième serviteur a enterré son talent ; il ne l'a pas fait fructifier, par peur du maître... Ainsi, trop souvent, les richesses des personnes en situation difficile restent cachées. Les chocs de la vie, les échecs, les soucis ont contribué à les enfouir tout au fond de leur cœur. Au point qu'elles ne croient plus en elles, elles lâchent prise, se laissent couler...

Notre tâche de bénévoles est alors de leur redonner confiance, en leur disant : "Mais si ! Tu es valable ! Tu as des possibilités !" Aux croyants, on peut citer Isaïe :  Le Seigneur te dit : « tu as du prix à mes yeux… tu comptes pour moi... J'ai écrit ton nom sur la paume de ma main... » Alors, remet-toi en route..."

Notre tâche est d'accompagner ces personnes, pour que surgissent du fond d'elle-même ces talents enfouis et qu'elles les fassent fructifier. Et nous avons alors des surprises merveilleuses, en les voyant mettre en œuvre leurs capacités et se remettre debout…

Généralement, nous voyons apparaître ces transformations au terme d'un long cheminement. Petit à petit, la confiance revient, des choses se remettent en place, la vie de ses personnes change... avec des hauts et des bas, bien sûr... Et parfois il faut recommencer plusieurs fois la route avec elles... Leur accompagnement n'a des sens profonds que dans le long terme.

Soyons à leurs côtés, pour les aider à faire leurs démarches, pour leur donner le "coup de pouce" financier, l'énergie morale, la confiance en soi qui leur permettra de redémarrer.


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samedi 1 décembre 2012

Cri de pauvre : On n'est rien ! - Un détenu de Prison

Seigneur, quand on est en prison, on n'est Rien.
Quand on n'est Rien, on a envie de te parler.
Mais quand on n'est Rien, on ne pense à Rien !
Alors, on ne dit Rien !
Pardonne-moi, Seigneur, si je n'ai Rien, si c'est le vide,
Le désert tout au fond de moi.
Mais ce Rien, Seigneur, je te l'offre tout de même,
Parce que c'est le mien.
Et puis, il pèse si lourd, mon Rien...

- Lu dans "La Vie" n° 3255 -


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mardi 28 août 2012

Texte : Une étoile dans le coeur - Anonyme


Il y a une étoile dans le coeur de chaque homme.
Mais l'étoile s'éteint en tant de coeurs
sous le froid de la solitude, du mépris, du rejet.

L'étoile brille à nouveau
quand des frères et des soeurs
sont relevés dans leur humanité,
quand leur dignité est à nouveau reconnue.
Alors, la nuit perd de son pouvoir sur la terre.

L'étoile brille à nouveau
quand le dialogue est renoué,
quand la fraternité grandit,
quand les mains s'ouvrent
pour le partage.
Alors, le jour commence à danser sur la nuit.

L'étoile brille à nouveau
quand, humblement, avec persévérance,
quelques fragments de lumière
jaillissent de nos lèvres et de nos mains.
Alors, le sourire de Dieu commence à renaître.

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