dimanche 19 janvier 2014

Texte : Tous des « pauvres » qui s’ignorent - Annick Lhuillier

Le manque du nécessaire
pour un nombre croissant de personnes
est d’autant plus scandaleux
que chaque être humain raisonnable
sait bien que sa vie est fortement dépendante
de celle des autres
en regard des aléas de la vie
qui touchent tout le monde sans exception.
La solidarité, le partage et l’entraide
sont indispensables pour que l’humanité survive
et vive heureuse et en paix.
Quoi que nous pensions,
on vit tous sur le même bateau « terre »

Pourtant, l’homme du XXIe siècle
cultive son individualisme :
l’autre devient souvent une ‘ressource’
à utiliser, à rentabiliser, à ignorer ou à combattre…
Il est plus un congénère, solidaire par nécessité,
qu’un frère participant activement à un devenir commun.
Mais la réalité est là :
nul ne peut survivre seul,
être heureux seul…
nul ne peut se placer anarchiquement
‘au dessus des autres’,
sans générer jalousies,
conflits destructeurs,
injustices criantes
provoquant souffrances et malheurs… pour tous !
Nous avons tous besoin les uns des autres
et chaque personne, quelle qu'elle soit,
a son importance pour l'ensemble,
de par la particularité unique qui la caractérise.

Nous nous devons d’assumer chacun nos pauvretés
et reconnaître avec une certaine humilité
la bienveillante participation
d’un très grand nombre de personnes
qui contribuent à notre bien être au quotidien.
Peut-être alors, changerons-nous
notre regard posé sur les personnes fragiles et démunies :
ce sera nous, un jour : ne serait-ce qu’avant de mourir…
Elles aussi, ont un intérêt certain pour l’humanité
car elles ont des ressources latentes ou cachées
ne demandant qu’à être révélées dans la confiance.
Ainsi accepterons-nous peut-être
le fait désagréable que nous sommes nous aussi
des pauvres en puissance, mais qui s’ignorent…
Alors seulement, le monde pourra devenir
plus solidaire et plus fraternel.

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dimanche 24 novembre 2013

Citation : Superflu et nécessaire - Annick Lhuillier

"le superflu du riche
prive le pauvre de son nécessaire"
nous disait déjà St Augustin
au IVe siècle...

Mais, aujourd'hui, en cette société
de surconsommation effrénée,
qui, du riche ou du pauvre,
a assez de courage pour se passer
de son superflu chéri ?
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lundi 18 novembre 2013

Vidéo 1mn : La pauvreté progresse - iTele




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dimanche 17 novembre 2013

Texte : La fillette aux vieux os – Jean Rodhain

Elle ramassait les vieux os.
Elle ne savait ni lire ni écrire.
Elle n’avait même pas fait sa première communion.
Elle ignorait le catéchisme, car sa famille trop pauvre,
en avait besoin pour chercher le bois en forêt
et pour garder les trois autres à la maison.

Maison, c’est une façon de parler car, après cent misères,
leur logis n’était justement qu’un cachot désaffecté
tant il était insalubre :
les quatre enfants habitaient ce cachot avec la mère et le père.
Ce père, afin de laisser aux siens un peu de pain,
demeurait parfois au lit pendant les heures du jour
pour supporter en silence la faim canine qui le tenaillait.
Jean-Marie, le plus jeune des enfants,
fut un jour surpris à l’église
grattant les bavures de cire des cierges
pour apaiser sa faim .

C’est de ce « bouge infect et sombre » que cette gamine
sortit un matin pour aller vers la forêt chercher du bois,
et quelques os, pour les revendre à Alexine Baron, la chiffonnière du pays.
Elle revint au cachot avant midi les mains vides,
mais avec une richesse à faire accourir le monde entier.

J’oubliais, en effet, de vous préciser
que cette fille sans première communion
s’appelait Bernadette Soubirous.
Et le monde entier accourt, depuis plus de cent ans, vers la grotte
et visite inlassablement le cachot « infect et sombre »
où l’enfant rentra sagement
après chacune des dix-huit conversations
face à face avec Marie, Mère du Christ.

Ainsi, pour déclencher un tel torrent de ferveur et de curiosité,
pour révéler un tel Message,
la Mère de Dieu a choisi l’enfant LA PLUS MISERABLEMENT PAUVRE
de cette pauvre bourgade !
Comment est-il possible d’arriver à Lourdes
sans être saisi et bouleversé par ce geste du Ciel
mettant le doigt sur la misère personnifiée :
cette fillette ramassant les vieux os.

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mercredi 23 octobre 2013

Citation : Utopie – René de Chateaubriand


Un temps viendra où l’on ne concevra pas
qu’il fut un ordre social dans lequel
un homme avait un million de revenus
tandis qu’un autre homme n’avait pas de quoi payer son dîner.
D'un côté, quelques individus détenant d’immenses richesses,
de l’autre, des multitudes sans nom de troupeaux affamés.
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vendredi 18 octobre 2013

Texte : La pauvreté en France, un scandale ! - Annick Lhuillier

   - C'était la journée mondiale de la misère -

Comment, dans notre pays dit riche et généreux,
pouvons-nous avoir encore autant de personnes démunies ?
Nous sommes pourtant enviés pour notre système social.
Nous avons inventé les « droits de l’homme »…
Pourtant, aucun de nos gouvernants n’a pu résoudre ce problème récurrent,
véritable cancer de notre société.
Cette situation nous déstabilise tous, quelle que soit notre situation,
fort conscients qu’un accident de la vie au mauvais moment
peut nous plonger assez vite dans la spirale de la pauvreté et de l’exclusion.

La France a pourtant été forgée patiemment et courageusement,
au cours des siècles, dans une longue culture judéo-chrétienne
qui prône amour, justice et partage.
En plus, la révolution de 1789 a été initiée
à partir d’un grand désir de justice sociale bien légitime.
La laïcisation, fortement implantée dans notre pays,
a su garder très vivace l’esprit de solidarité et de partage.
Notre système social basé sur la répartition entre tous,
au lieu d'une assurance individuelle assez égoïste,
en est l’exemple caractéristique.
Pensons aussi à tous ces élans de générosité sans pareil qui s’organisent partout
dès qu’une catastrophe humanitaire se produit dans le monde.
Et la devise de la France, « Liberté Egalité Fraternité »,
se trouve inscrite en gros sur les frontons de nos mairies !

Pourtant, plus nous vivons dans l'opulence matérielle,
culturelle, de loisirs, de confort, etc.
plus le nombre d'exclus du système augmente, au point qu’à chaque élection,
on constate une dangereuse montée des partis extrémistes
stigmatisant les contestations, sans apporter de solutions réalistes !
Et ce n’est pas qu’une question de médiatisation hyper sélective
comme cela nous rassure de le penser,
mais c’est une véritable réalité sociale
qui gangrène jour après jour la société française…

Il nous faut d’urgence et par tous les moyens essayer d’enrayer,
jusqu'à ses plus petits rouages,
le mécanisme de ce scandale d’une actualité criante
et assez dangereuse pour l’avenir...
et tenter de comprendre comment aujourd'hui
les faits viennent trop souvent contredire toutes ces idées généreuses
qui ont construit notre pays au fil des siècles.

Chacun peut le faire à son petit niveau local,
avec son entourage de proximité :
il suffit d’un peu plus d’attention et d’écoute bienveillante,
et d’un peu d’imagination au jour le jour, au cas par cas,
pour que chacun (on est 60 millions de « chacuns », n’oublions pas !)
fasse un petit pas vers plus de fraternité…

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lundi 14 octobre 2013

Citation : Quand on est pauvre - Matthieu Ricard


Quand on est pauvre parmi des pauvres
la solidarité nous sauve.
Mais ici, la misère est plus souvent noyée
dans l'anonymat matériel de la prospérité :
être pauvre parmi les riches
entraîne un isolement encore plus douloureux.
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vendredi 6 septembre 2013

Texte : Changement de société ? - Pape François

Notre humanité vit en ce moment un tournant de son histoire,
par les progrès enregistrés en divers domaines.
Il faut faire l’éloge des acquis positifs qui contribuent au bien-être authentique de l’humanité.

Toutefois, la plupart des hommes et des femmes de notre temps
continuent de vivre dans une précarité quotidienne aux conséquences funestes :
la peur et la désespérance saisissent les cœurs de nombreuses personnes
même dans les pays dits riches ;
la joie de vivre s’amenuise ; l’indécence et la violence prennent de l’ampleur ;
et la pauvreté devient plus criante.
Il faut lutter pour vivre, et pour vivre souvent indignement.

L’une des causes de la crise financière  se trouve dans le rapport que nous entretenons avec l’argent,
et dans notre acceptation de son empire sur nos êtres et nos sociétés.
L’origine première de cette situation vient d’une profonde crise anthropologique :
la négation de la primauté de l’homme !
On s’est créé des idoles nouvelles au visage nouveau et impitoyable :
le fétichisme de l’argent, et la dictature de l’économie sans visage ni but vraiment humain.

La crise mondiale réduit l’homme à une seule de ses nécessités : la consommation.
Et pire encore, l’être humain est considéré aujourd'hui
comme étant lui-même un bien de consommation qu’on peut utiliser, puis jeter.

Cette dérive se situe au niveau de l’individu et de la société.
Et elle est promue !
La solidarité qui est le trésor du pauvre, est souvent considérée comme contre-productive,
comme contraire à la rationalité financière et économique.
Avec l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière,
niant ainsi le droit de contrôle aux États chargés pourtant de pourvoir au bien-commun,
le revenu d’une minorité s’accroît de manière exponentielle,
et celui de la majorité s’affaiblit.

Ses lois et ses règles installe alors une nouvelle tyrannie invisible et virtuelle,
qui s’impose unilatéralement, et sans recours possible.
En outre, l’endettement et le crédit éloignent les pays de leur économie réelle,
et les citoyens de leur pouvoir d’achat réel.
A cela s’ajoute, si besoin en est, une corruption tentaculaire
et une évasion fiscale égoïste qui ont pris des dimensions mondiales.
La volonté de puissance et de possession est devenue sans limite.

Derrière cette attitude se cache le refus de l’éthique, le refus de Dieu.
Tout comme la solidarité, l’éthique dérange !
Elle est considérée comme contre-productive ; comme trop humaine, 
car elle relativise l’argent et le pouvoir ;
On la voit comme une menace,
car elle refuse la manipulation et l’assujettissement de la personne. …

L’éthique - une éthique non idéologique naturellement –
permet  de créer un équilibre et un ordre social plus humains.
En ce sens, j’encourage les maîtres financiers et les gouvernants de vos pays,
à considérer les paroles de saint Jean Chrysostome :
"Ne pas faire participer les pauvres à ses propres biens,
  c’est les voler et leur enlever la vie.
  Ce ne sont pas nos biens que nous détenons, mais les leurs".

L’argent doit servir et non pas gouverner !
Le Pape aime tout le monde : les riches comme les pauvres.
Mais il a le devoir de rappeler au riche qu’il doit aider le pauvre, le respecter, le promouvoir.
Il appelle à la solidarité désintéressée et à un retour de l’éthique pour l’humain 
dans la réalité financière et économique.

Le bien commun ne devrait pas être un simple ajout,
un simple schéma conceptuel de qualité inférieure inséré dans les programmes politiques,
mais créer une nouvelle mentalité politique et économique
qui contribuera à transformer l’absolue dichotomie 
entre les sphères économique et sociale en une sa,ine cohabitation. …

     - Extraits du discours aux ambassadeurs du 16 mai 2013 -

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lundi 15 juillet 2013

Vidéo 5mn : Changeons notre regard sur l'exclusion - FNARS





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dimanche 14 juillet 2013

Prière : Credo de l’espérance – Hans Viscardi


J’ai demandé à Dieu la force pour atteindre le succès,
Il m’a rendu faible pour que j’apprenne humblement à obéir.

J’ai demandé la santé pour faire de grandes choses,
Il m’a donné l’infirmité pour que je fasse des choses meilleures.

J’ai demandé la richesse pour que je puisse être heureux,
Il m’a donné la pauvreté pour que je puisse être sage.

J’ai demandé le pouvoir pour compter sur l’appréciation des hommes,
Il m’a donné la faiblesse pour que j’éprouve le besoin de Dieu.

J’ai demandé un compagnon pour ne pas vivre seul,
Il m’a donné un cœur pour que je puisse aimer tous mes frères.

J’ai demandé toutes les choses qui pourraient réjouir ma vie.
Il m’a donné la vie pour que je me réjouisse en toutes choses…

Je n’ai rien eu de ce que j’avais demandé,
mais bien tout ce que j’avais espéré…

Presque en dépit de moi-même,
mes prières informulées ont été exaucées.

Je suis, parmi les hommes,
le plus richement comblé !

- Cette prière a été gravée sur une tablette de bronze 
  dans un institut de réadaptation à New York. -


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samedi 29 juin 2013

Cri de pauvre : La fraternité - Entendu par une bénévole

Personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager !
La fraternité n’est pas une option mais une nécessité.
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dimanche 23 juin 2013

Citation : Les plus heureux du monde - Mère Teresa

Les personnes qui sont les plus heureuses du monde 
sont celle qui s'aiment réciproquement et réellement, 
vraiment et pleinement. 
Elles aiment leurs enfants et leur maison. 
Elles peuvent même posséder très peu de choses, 
peut-être même qu'elles n'ont rien !


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lundi 17 juin 2013

Vidéo 4 mn : Le même soleil - Grégoire


"Le même soleil"  est le deuxième album du chanteur français Grégoire  sorti en novembre 2010.


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mercredi 12 juin 2013

Cri de pauvre : Non à la culture du déchet ! - Pape François


dump workers (71)
- Photo "Dump Worker 71" de Alexandre Sattler -

NON à la culture du déchet,
au gaspillage des personnes et des biens !

OUI à une culture de la solidarité, de la rencontre,
du respect de la création et de chaque personne !

Guidés par l'orgueil et la spéculation,
nous ne préservons pas la terre.
Nous ne la considérons pas comme un don gratuit
dont nous devons prendre soin.

Nous ne visons pas l'amour de Dieu pour l'homme
parce que nous vivons dans un mode horizontal
et nous nous éloignons de Dieu.

Nous ne savons pas préserver
la personne humaine qui est en danger
et l'écologie humaine
qui est strictement liée à l'environnement :
elles sont supérieures à l'économie et à la finance
qui sont dépourvus d'éthique.

Ce que je condamne aujourd'hui,
ce n'est pas l'homme, c'est l'argent.

Si l'on casse un ordinateur,
c'est une tragédie !
Mais la pauvreté, les besoins,
les drames de tant de personnes
finissent par entrer dans la normalité...

Si par exemple, ici, sur cette place, une personne meurt,
cela n'est pas une information importante !
Et si, dans une partie du monde,
des enfants n'ont pas à manger,
cela semblera normal.
Mais si on perd 10 points à la bourse,
c'est une tragédie...
Ce n'est pas acceptable !

Ainsi, nous, les personnes, sommes mises à l'écart,
comme si nous étions des déchets.

Dans la culture du déchet,
la vie humaine n'est plus perçue
comme la valeur première à respecter et à protéger,
surtout si elle est pauvre ou handicapée :
Si elle ne nous sert pas encore, comme le nouveau-né
ou ne nous sert plus, comme la personne âgée.

Cette culture du jetable
nous a aussi rendu insensible
aux gaspillages alimentaires
qui sont encore plus condamnables
quand, dans tous les lieux du monde
beaucoup de personnes souffrent de la faim
et de la malnutrition...

Quand la nourriture est partagée
de manière équitable et avec solidarité,
personne n'est privé du nécessaire
et chaque communauté peut subvenir
aux besoins des plus pauvres !


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mercredi 29 mai 2013

Cri de pauvre : La pauvreté, un crime ! - Tewfik Fares


La « pauvreté » est un crime contre l’humanité. Elle est un crime parce qu’elle tue le projet de vie que porte en eux tout homme ou toute femme qui naît au monde. Elle est un crime contre l’humanité parce qu’elle frappe des millions d’êtres humains sur la Terre. Elle est le seul crime dont on dresse rarement les statistiques de la progression ou de la régression parce que, volens nolens, il est partout en progression géométrique. Le dernier rapport de l’Organisation des Nations Unies sur le réchauffement climatique prévoit un « boum » de la pauvreté « irréparable ». Autrement dit, plus il fera chaud, plus les « pauvres » auront froid ! Dans notre monde « mondialisé », les riches deviennent chaque jour plus riches, et les pauvres chaque jour plus nombreux. On ne dit d’ailleurs plus « les riches ». On dit G7, c’est moins provoquant. On dit « seuil de pauvreté », c’est plus rassurant.

La pauvreté ne dit pas son nom. Elle se déguise, se cache, se contient, sous les équivoques de sigles et de périphrases qui témoignent de la grande hypocrisie humaine : « tiers » ou « quart-monde », RMI, CMU, SDF, Pôle Emploi, « sans-abri », « mal-logés », « sans-papiers », « personnes défavorisées », « personnes à faibles revenus », « personnes en difficultés », comme si le mot « Pauvreté » était une appellation contrôlée par les Ministères des Économies et remisée dans les oubliettes des mots honteux. 

Dans les temps reculés, pas si loin pourtant, du siècle dernier, l’espoir d’en sortir était encore un projet sociétal à portée de main. Le Progrès promettait aux enfants ce que les parents n’avaient pas pu avoir. Le niveau de vie montait peu à peu, comme le niveau de l’eau au printemps. Les fils et les filles des pauvres finissaient par faire des enfants de riches. Aujourd'hui, les fils et les filles de riches peuvent devenir des parents pauvres. La misère, aujourd'hui, est à la portée de tous !

Qu’on y prenne garde ! Le cri de l’Abbé Pierre : « la Misère a déclaré la guerre au monde ! » semblait une de ces outrances dont il fut très familier, veilleur magnifique et éveilleur tragique, prophète coupable d’insurrections importunes à la symphonie concertante de la Nouvelle Société de Consommation en laquelle chacun croyait trouver une illusoire consolation.

Qu’on y prenne garde ! Le cri de l’Abbé Pierre était plus qu’un avertissement. C’était un cri de désespoir face à « l’irréparable » qui nous guette : la Pauvreté qui croît pour le plus grand nombre proportionnellement à la richesse pour le plus petit nombre. Nul ne peut plus se dire à l’abri de cette involution qu’aucun Gouvernement, aucune Institution, ne semble en mesure de combattre, de vaincre, ni même de conjurer. Tous les repères sociaux s’estompent nous laissant dans un « brouillard d’avenir » où les loteries (grattages ou « cochages »), deviennent les deux mamelles où s’abreuvent des rêves de jours meilleurs mais improbables. Ni l’École, ni le Travail, ne tracent plus ces lignes de vies où chacun trouvait des chemins à gravir.

Le 9 juillet 1849, à la tribune de l’Assemblée, Victor Hugo s’écriait : « La misère, messieurs… voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu'où elle peut aller, jusqu'où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au Moyen-Âge, Je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons !
Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours… Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses de soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière… » Et le grand visionnaire de s’écrier, sous les bravos et les applaudissements de ses honorables collègues : « Je voudrais que cette assemblée n’eût qu’une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l’abolition de la misère ! ».

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mercredi 8 mai 2013

Citation : Misère ou abondance - Michel Scouarnec


Si la misère t'a fait chercher aux nuits de la faim,
 tu auras le cœur ouvert,
 alors tu pourras donner le pain de pauvreté!

 Si l'abondance t'a fait mendier un peu d'amitié,
 tu auras les mains tendues,
 alors tu pourras brûler l'argent de tes prisons !
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vendredi 19 avril 2013

Cri de pauvre - Découverte du froid - Jean Rodhain

nébuleuse 4
- Photo "Nébuleuse 4" de Prince des Glaciers

Celui-ci, en fait de froid, ne connaissait que les sports d’hiver, 
avec l’air vif à l’heure du ski, 
mais avec, le soir, la chambre d’hôtel bien chauffée. 

Il a fallu que son immeuble parisien 
tarde à ouvrir ses radiateurs 
pour qu’il soit saisi d’un frisson inconnu... 

Il crie bien haut sa véhémente surprise 
de devoir travailler dans un bureau glacial. 
On lui fit remarquer que si c'était nouveau pour lui, 
cette froidure du domicile était depuis toujours 
le partage de centaines de milliers de vieillards et d’isolés. 

Il fut abasourdi de découvrir 
que 12 degrés étaient ainsi supportés par ceux-là 
tout au long de chaque hiver. 

Ce fut pour lui une découverte. 
Il avait entendu parler de ces cas douloureux, 
mais il les enregistrait 
comme les notions d’algèbre ou d’archéologie.

Mais en ce jour de novembre, pour la première fois de sa vie, 
il « réalisa » le froid ! 


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mercredi 3 avril 2013

Citation : Colère et lutte - Michel Scouarnec


Si la colère t'a fait crier :
"justice pour tous !", 
tu auras le cœur blessé, 
alors tu pourras lutter
avec les opprimés! 
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vendredi 29 mars 2013

Cri de pauvre : Pauvreté de notre société - Dominique Loreau

C'est notre société qui est pauvre.
Pauvreté de croire qu'être heureux, c'est posséder.
Pauvre de se laisser influencer par la publicité.
Pauvre d'accepter de se laisser perdre
dans l'engrenage de la compétitivité.
Pauvre de n'être pas libre de vivre plus simplement.
Pauvre de mettre une étiquette sur tout,
même sur la générosité.

La pauvreté ne se résume pas à un manque d'argent.
Elle signifie aussi manquer de qualités humaines,
spirituelles, intellectuelles.

Aider les autres,
c'est ne pas faire montre de ses richesses,
c'est vivre simplement
et respecter chaque être humain sans le juger.
C'est aussi faire en sorte
qu'il ne soit pas jaloux, amer ou envieux.


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mercredi 20 mars 2013

Citation : Gouverner - Confucius


Sous un bon gouvernement,
la pauvreté est une honte.

Sous un mauvais gouvernement,
la richesse est une honte.
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