samedi 9 novembre 2013

Citation : Le dernier arbre - Proverbe Cree

Grand Canyon
- Photo "Grand canyon" de Benjamin Dumas - 

Quand le dernier arbre sera abattu
La dernière rivière empoisonnée
Le dernier poisson pêché
Alors vous découvrirez
Que l'argent ne se mange pas.
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(Indiens du Canada)


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vendredi 27 septembre 2013

Citation : L’argent – Chef Sioux

Quand le dernier arbre sera coupé, 
La dernière rivière empoisonnée, 
Et le dernier poisson mort, 
Alors l'homme découvrira 
Que l'on ne se nourrit pas d'argent... » 

- Extrait de son discours à Seattle en 1854 -


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samedi 21 septembre 2013

Vidéo 10 mn : La simplicité volontaire - Pierre Rabhi




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vendredi 30 août 2013

Texte : Dette écologique – Rapport WWF Planète Vivante 2012

D’après les chiffres du WWF et Planète Vivante,
Si l’on calcule :
- D’un côté, les ressources naturelles que les terriens consomment en un an,
  (eau, énergie, CO2, matières premières, forêts, biodiversité, etc.)
- Et de l’autre, ce que la terre est capable de renouveler pour la même période,
Les terriens « mangent le capital Terre » depuis 1970,
et le déficit se creuse de plus en plus.

Ainsi, les terriens entament leur « capital terre »
Et s’endettent sur son dos de plus en plus tôt :
1970 est la dernière année équilibrée, mais,

  • En 1980, la dette commence dès le 15 novembre,
  • En 1990, c’est au mois d’octobre,
  • Et en 2012, on mange gloutonnement notre capital dès le 23 août.

Aujourd’hui, il faudrait, pour satisfaire les résidents de chacun de ces pays :

  • Une France et demie 
  • Presque deux Etats-Unis
  • Deux Egypte 
  • Deux Allemagne et demie
  • Trois Espagne
  • Presque quatre Grande Bretagne
  • Quatre Italie 
  • Quatre Suisse
  • Plus de sept Japon

Si chaque Terrien consommait l’équivalent d’un Américain moyen,
Il faudrait  pas moins de quatre terres pour subvenir aux besoins de tous.

A ce rythme, si rien de réellement efficace n’est fait au niveau mondial,
(mais aussi petitement au niveau individuel, car cela se multiplierait par 6 milliards...)
la ruine - c'est-à-dire plus aucune ressource terrestre disponible -
c’est pour bientôt !

Nous n’avons pas encore fini de traverser la crise financière mondiale…
et pourtant, elle n’est rien à côté de celle qui s’annonce
car elle concernera tous les éléments vitaux dans leur ensemble,
éléments indispensables à la survie de l’humanité elle-même !

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samedi 6 juillet 2013

Cri de pauvre : Développement durable - Stéphane Terreaux

Quand on n'a pas les moyens, 
on ne jette rien : on trie ! 
On a inventé le développement durable
depuis plus de 30 ans ! 
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lundi 17 juin 2013

Vidéo 4 mn : Le même soleil - Grégoire


"Le même soleil"  est le deuxième album du chanteur français Grégoire  sorti en novembre 2010.


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mercredi 12 juin 2013

Cri de pauvre : Non à la culture du déchet ! - Pape François


dump workers (71)
- Photo "Dump Worker 71" de Alexandre Sattler -

NON à la culture du déchet,
au gaspillage des personnes et des biens !

OUI à une culture de la solidarité, de la rencontre,
du respect de la création et de chaque personne !

Guidés par l'orgueil et la spéculation,
nous ne préservons pas la terre.
Nous ne la considérons pas comme un don gratuit
dont nous devons prendre soin.

Nous ne visons pas l'amour de Dieu pour l'homme
parce que nous vivons dans un mode horizontal
et nous nous éloignons de Dieu.

Nous ne savons pas préserver
la personne humaine qui est en danger
et l'écologie humaine
qui est strictement liée à l'environnement :
elles sont supérieures à l'économie et à la finance
qui sont dépourvus d'éthique.

Ce que je condamne aujourd'hui,
ce n'est pas l'homme, c'est l'argent.

Si l'on casse un ordinateur,
c'est une tragédie !
Mais la pauvreté, les besoins,
les drames de tant de personnes
finissent par entrer dans la normalité...

Si par exemple, ici, sur cette place, une personne meurt,
cela n'est pas une information importante !
Et si, dans une partie du monde,
des enfants n'ont pas à manger,
cela semblera normal.
Mais si on perd 10 points à la bourse,
c'est une tragédie...
Ce n'est pas acceptable !

Ainsi, nous, les personnes, sommes mises à l'écart,
comme si nous étions des déchets.

Dans la culture du déchet,
la vie humaine n'est plus perçue
comme la valeur première à respecter et à protéger,
surtout si elle est pauvre ou handicapée :
Si elle ne nous sert pas encore, comme le nouveau-né
ou ne nous sert plus, comme la personne âgée.

Cette culture du jetable
nous a aussi rendu insensible
aux gaspillages alimentaires
qui sont encore plus condamnables
quand, dans tous les lieux du monde
beaucoup de personnes souffrent de la faim
et de la malnutrition...

Quand la nourriture est partagée
de manière équitable et avec solidarité,
personne n'est privé du nécessaire
et chaque communauté peut subvenir
aux besoins des plus pauvres !


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lundi 1 avril 2013

Citation : Notre terre - Antoine de Saint-Exupéry

Paysage de la Côte d'Azur
- Photo "Paysage du Var" de Gilles-B

Nous n'héritons pas la Terre de nos ancêtres,
nous l'empruntons à nos enfants.
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dimanche 20 janvier 2013

Texte : Nous ne sommes que de passage - Anonyme


Nous nous intéressons de plus en plus à l'histoire de notre bonne vieille terre, mais nous soucions-nous aussi de son avenir ? Et pourtant … la planète terre est née il y a 4,6 milliards d'années. Face à ce chiffre vertigineux, nous avons ramené son âge à un chiffre plus clair : 46 ans :
  • Personne ne sait rien des sept premières années de son existence.
  • Petit à petit, les premières formes de vie apparaissent mais il faut attendre 42 ans pour que la flore se développe.
  • Les grands reptiles et dinosaures peuplent une terre déjà vieille de 45 ans. 
  • Les mammifères arrivent il y a seulement 8 mois 
  • Et l'homme en tant que tel, est survenu la semaine dernière.
  • L'homme moderne apparaît il y a 4 heures 
  • Il découvre l'agriculture il y a 1 heure.
  • La révolution industrielle démarre depuis 1 minute : les humains ont bouleversé une évolution qui a mis 46 ans pour se construire !
  • En 1 minute, les humains - nous, chacun d'entre nous ! :
    avons rayé de la carte des milliers d'espèces animales,
    avons perturbé la fonction climatique,
    avons pollué les mers et les océans,
    avons détruit les forêts.
  • En 1 minute, nous avons menacé la vie et l'avenir.
Il nous reste sans doute, quelques secondes pour renverser le cours de nos comportements, de nos sociétés...
C'est aujourd'hui !!!


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vendredi 16 novembre 2012

Prière : Notre maison la terre - Indiens d'Amérique


Toi dont la voix s'étend
Dans le souffle de brise,
Toi dont l'haleine donne vie au monde
Nous avons besoin de ta force et de ta sagesse.

Fais que nous marchions dans ta beauté,
Que jamais nos yeux ne se lassent pas de contempler
Les ors et les pourpres du soleil couchant.

Aide-nous à lire les messages que tu as cachés
Dans les feuilles et les rochers.
Rends-nous sages, afin que nous saisissions
Ce que tu nous as enseigné.

Fait que nous soyons toujours prêts à venir à toi
Les mains propres et le regard clair.
Ainsi, quand la vie s'éteindra
Comme s'éteint le soleil couchant,
Sans honte, nos esprits pourront venir à toi.

Grand esprit, transforme nos cœurs,
Afin que nous n'enlevions pas jamais
À la beauté de ta création
Plus que nous lui donnons.

Apprends-nous à ne jamais détruire à la légère
Pour satisfaire notre avidité
A ne jamais oublier de prêter nos mains
Pour édifier la beauté de la terre ;
À ne jamais prendre
Ce dont nous n'avons pas besoin.

Rends-nous capables de comprendre
Que détruire la musique de la terre,
C'est créer la confusion, ruiner son apparence,
Et nous rendre aveugle à la beauté.
Polluer son doux parfum par notre insouciance,
C'est faire une maison de puanteur.


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mardi 28 août 2012

Texte : Nous y sommes ! - Fred Vargas


Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie humaine, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, lui qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis "nous", entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides dans l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.

Mais nous y sommes…  à la Troisième Révolution ! Elle a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) : on ne l'a pas choisie. "Est-on obligés de la faire, la Troisième Révolution ?" demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
- "Oui ! On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est Mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.

La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets de pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : "Sauvez-moi, ou crevez avec moi - à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse ! - Sauvez-moi, ou crevez avec moi."

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, (attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille) récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines). S'efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser quiconque avec un terme tombé en désuétude : être solidaire, avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d'échappatoire, allons-y ! Encore, faut-il noter, que récupérer du crottin - et tous ceux qui l'ont fait le savent - est une activité foncièrement satisfaisante. Ce qui n'empêche en rien de danser le soir venu car ce n'est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme : sa plus aboutie peut être !

A ce prix, nous la réussirons, la Troisième révolution. A ce prix nous danserons - autrement sans doute ! - mais nous danserons encore.

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