vendredi 29 novembre 2013

Texte : Non à une économie de l'exclusion - Pape François

De même que le commandement
de “ne pas tuer”
pose une limite claire
pour assurer la valeur de la vie humaine,
aujourd'hui, nous devons dire
“non à une économie de l’exclusion
et de la disparité sociale”.
Une telle économie tue.

Il n’est pas possible que
le fait qu’une personne âgée
réduite à vivre dans la rue et meure de froid,
ne soit pas une nouvelle,
tandis que la baisse de deux points en bourse
en soit une.
Voilà l’exclusion.

On ne peut plus tolérer
le fait que la nourriture se jette,
quand il y a des personnes
qui souffrent de la faim.
C’est la disparité sociale.

Aujourd'hui, tout entre dans le jeu
de la compétitivité et de la loi du plus fort,
où le puissant mange le plus faible.
Comme conséquence de cette situation,
de grandes masses de population
se voient exclues et marginalisées :
sans travail, sans perspectives,
sans voies de sortie.

On considère l’être humain en lui-même
comme un bien de consommation,
qu’on peut utiliser et ensuite jeter.
Nous avons mis en route la culture du “déchet”
qui est même promue.

Il ne s’agit plus simplement
du phénomène de l’exploitation et de l’oppression,
mais de quelque chose de nouveau :
avec, l’exclusion reste touchée, dans sa racine même,
l’appartenance à la société dans laquelle on vit,
du moment qu’en elle
on ne se situe plus dans les bas-fonds,
dans la périphérie, ou sans pouvoir,
mais on est dehors.

Les exclus ne sont plus [considérés comme] des ‘exploités’,
mais [comme] des déchets, ‘des restes’.
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- Extrait de la nouvelle encyclique "Evangelii Gaudium" -
  Pour la lire au complet, cliquer ici.

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mardi 15 octobre 2013

Texte : La culture de mise à l’écart –Georges Bergoglio

Recherche d'emploi
- Photo "Recherche d'emploi" de dwursteisen -

Quand nous isolons les jeunes, nous faisons une injustice :
nous les séparons de leur appartenance :
leur famille, leur patrie, leur culture, leur foi…
mais, nous ne devons surtout pas les isoler de toute la société !
Ils sont – vraiment – l’avenir d’un peuple !
Ils sont l’avenir parce qu’ils ont la force,
ils sont jeunes, ils doivent pouvoir aller de l’avant.

Mais à l’autre extrême de la vie aussi,
les personnes âgées, sont l’avenir d’un peuple.
Un peuple a un avenir s’il avance avec ces deux réalités :
d'une part, avec la force  des jeunes pour le faire avancer
et d'autre part, avec les personnes âgées
car ce sont elles qui donnent la sagesse de la vie.

Bien des fois, je pense que nous commettons une injustice envers elles :
nous les laissons de côté comme si elles n’avaient rien à nous donner ;
Pourtant, elles ont la sagesse, la sagesse de la vie,
la sagesse de l’histoire, la sagesse de la patrie,
la sagesse de la famille.
Et nous avons besoin de cela ! …

- lire la suite sur le site du Vatican : http://www.vatican.va/holy_father/francesco/speeches/2013/july/documents/papa-francesco_20130725_gmg-comunita-varginha_fr.html

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lundi 7 octobre 2013

Citation : L’exclusion- Thibault Hauthuille

Les trois amis
- Photo "Les trois amis" de chris.paul74 -

Jusqu'où faut-il être descendu
 pour que la ré-humanisation
 passe par le regard d'un chien ?

Entendu à Diaconia 2013
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samedi 10 août 2013

Cri de pauvre : Fin de droit ! - Philippe Pichon

En 2010, un million de personnes ont cessé d'être indemnisés par l'assurance chômage.
Une sortie du système souvent synonyme de découragement et d'exclusion.

"Fin de droit" : cette expression stigmatisante
résonne comme la "fin des droit à dire, à être entendu, à exiger, à espérer" ;
elle est malheureusement tombée dans le langage usuel des institutions.
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          Imaginez-vous : 
          un million de chômeurs, en 2010,
          ne touchent plus aucune indemnisation, 
          soit : 0 € par mois, pour vivre !!!
          Et combien de chômeurs en plus depuis cette date ? 

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lundi 15 juillet 2013

Vidéo 5mn : Changeons notre regard sur l'exclusion - FNARS





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vendredi 22 mars 2013

Cri de pauvre : Regard - Bernard Jährling


regard
- Photo "Regard" de Francine2007 - 


On est comme ça, nous :
quelqu'un qui te regarde,
tout de suite, tu te sens rejeté.
Tu sens leurs yeux sur toi.
Tu rentres dans un lieu,
tu vois les gens qui se retournent,
curieux, froids, méprisants...
Leur tête qui se détourne
quand tes yeux croisent les leurs.
Tu te sens un sac-poubelle
déchiré et puant.

- Extrait de "Pierre d'homme" -


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samedi 1 décembre 2012

Cri de pauvre : On n'est rien ! - Un détenu de Prison

Seigneur, quand on est en prison, on n'est Rien.
Quand on n'est Rien, on a envie de te parler.
Mais quand on n'est Rien, on ne pense à Rien !
Alors, on ne dit Rien !
Pardonne-moi, Seigneur, si je n'ai Rien, si c'est le vide,
Le désert tout au fond de moi.
Mais ce Rien, Seigneur, je te l'offre tout de même,
Parce que c'est le mien.
Et puis, il pèse si lourd, mon Rien...

- Lu dans "La Vie" n° 3255 -


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samedi 17 novembre 2012

Prière : Les exclus - Albert Hari

Les exclus tu les connais, Seigneur.
Tu les as rencontrés et accueillis sur ta route :
Tu es venu pour eux, en priorité,
Pour leur redonner leur dignité
Et les réinsérer dans leur peuple.

Les exclus sont sur notre route et nos écrans :
Exclus de l'économie, du progrès,
Des soins, du partage et du respect…
Ils ont faim de pain et de justice.
Ils sont étrangers, malades, drogués,
En prison ou torturés dans des camps.

Ouvre nos yeux, Seigneur,
Pour regarder la réalisation en face.
Ouvre notre cœur
Pour essayer de comprendre la détresse.
Ouvre notre intelligence
Pour réfléchir sur les causes de l'exclusion.
Donne-nous la force d'accueillir et d'agir.



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mardi 28 août 2012

Texte : La casse… j’y crois pas… - L. Rolu

Le long des trottoirs, sur les plages, dans les coins,
Des automobiles abandonnées…
Des ailes brisées, des châssis cassés, des monteurs enfoncés,
Des portières démontées, des coussins éventrés, des roues enlevées.

D’autres bagnoles ont encore un petit air de fierté, mais elles sont finies, terminées, usées.
A I’Argus, elles ne sont plus cotées .
Le garagiste a déclaré : «  Inutile de réparer, rien de bon à récupérer. »
Le contrôleur de l’assurance a déclare : « ça ? = Une épave ! »
Les épaves attendent… attendent qu’on les ramasse,
Qu’on les entasse… pour la casse, la grande casse.

Les gens ont dit : « Ce gars-là ? c’est un fainéant,
Il finira en prison. En lui… rien de bon, c’est une épave ! »

Le Christ a dit : « Les épaves ? Connais pas ! Les gens perdus, çà n’existe pas.
Il y a toujours un truc à récupérer, il y a toujours une valeur cachée,
Il y a toujours sous la rouille, une partie de vie humaine qui est propre et saine.
C’est pour récupérer ce qui état perdu que je suis venu.

La casse ? J’y crois pas. Je connais trop les hommes,
J’aime trop les hommes pour laisser faire ça.
Je sais bien, la récupération, c’est à la mode mais c’est pas commode,
C’est un travail lent, on s’écorche souvent.
Cà demande beaucoup d’effort, et surtout beaucoup d’amour.
Moi, pour ce travail-là, j’ai donné ma vie !

Demandez au bon larron : des gens intelligents nous ont jugés, lui et moi :
Bons pour la croix !
Sur le Golgotha, je vous prie de croire, c’était la grande casse !

Moi, la casse, j’en fais du neuf, du vrai neuf,
Du flambant neuf, un neuf qui dure toujours.
On appelle çà Pâques ou la résurrection ou le renouveau.
Moi, les mots… ça m’est bien égal !
La casse, j’ crois pas.
C’est pour récupérer ce qui était perdu que je suis venu...

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Texte : Ils vivent à nos portes - Albert Hari

Ils vivent à nos portes,
Dans notre rue,
Dans le métro…
Dans tous ces lieux
Où nous ne faisons que passer.
Ils ont élu domicile.
Savons-nous Leur apporter la chaleur
D'un regard, un mot,
Un geste de réconfort ?

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